La botanique est la science consacrée à l’étude des végétaux. 

 

Chez Dervenn nous avons deux écologues chargés d’études flore et habitats. Vincent Guillemot et Pauline Guillaumeau.

Certaines espèces végétales sont protégées par la loi à l’échelle nationale ou à l’échelle régionale. C’est par exemple l’Arrêté du 20 janvier 1982 qui fixe la liste des espèces végétales protégées sur l’ensemble du territoire.

En complément de cette protection réglementaire, il existe des listes rouges régionales qui concernent notamment la flore vasculaire. Ces espèces rares ou menacées sont donc recherchées et mises en évidence dans les expertises. (La flore vasculaire concerne l’ensemble des plantes à fleurs (phanérogames), des fougères et des plantes alliées (Monilophytes)). 

Lorsque une espèce à enjeu de conservation est relevée sur un site, la station est localisée précisément au GPS et les individus dénombrés. Un projet peut être contraint du fait de la présence de flore protégée, rare ou menacée, comme pour la faune. 

De la même manière que pour la faune, des mesures d’évitement, de réduction et éventuellement de compensation sont proposées pour limiter les impacts sur les populations végétales.

Quand effectuer un inventaire de la flore ?

Il n’y a pas de périodes favorables à l’observation de toutes les espèces, qui ne se développent pas au même moment dans l’année. Certaines sont annuelles, vivaces, de zones sèches ou encore de zones humides.

C’est pour cela qu’il faut faire plusieurs passages sur le site en fonction des habitats qui sont présents. Les inventaires peuvent s’étaler dès le mois de mars pour les plantes vernales des boisements ou les plantes annuelles des milieux secs, jusqu’aux espèces de bord de plan d’eau qui nécessitent d’être exondées pour se développer et qui ne pourront donc être observées qu’au travers d’un passage en septembre-octobre.

La période la plus favorable pour observer une majorité des espèces végétales reste les mois de mai et juin.

 

Quelles sont les espèces que l’on peut trouver ?

Sur un site on peut facilement trouver 100 à 250 espèces en fonction de la diversité des habitats, sur les 2400 espèces indigènes et non indigène qu’abrite l’ouest de la France.

Les espèces protégées sont majoritairement des espèces rares à très rares, liées à des milieux bien particuliers comme les dunes, les zones humides en très bon état de conservation, les rochers humides… Cependant, certaines sont plus fréquentes, comme le Flûteau nageant (Luronium natans), espèce aquatique présente dans les mares peu profondes et les bords d’étangs, de même que la Littorelle à une fleur (Littorella uniflora), ou encore l’Asphodèle d’Arrondeau (Asphodelus macrocarpus) très présente notamment dans le Morbihan et qui est souvent relevée dans les périmètres d’étude.

 

Les végétations

En complément des expertises botaniques, nous réalisons des cartographies de végétations, selon la typologie Corine biotope et Eunis. La cartographie permet de localiser des végétations à enjeu de conservation, comme les landes, les zones humides ou les boisements diversifiés. Ces végétations sont aussi utilisées pour définir les habitats d’espèces animales utilisatrices du site, localiser et quantifier les enjeux de conservation de la biodiversité…

Malheureusement, il n’existe pas sur tous les territoires régionaux de liste rouge des végétations, à l’image de celles existantes pour la flore. Aussi, les enjeux relatifs aux végétations sont définis à dires d’expert.

Voici un exemple de cartographie de végétations réalisée dans le cadre du plan de gestion de la pointe du Grouin (Cancale, 35).

  1. Luronium natans
  2. Littorella uniflora
  3. Asphodelus macrocarpus