L’activité de Dervenn s’adapte pour participer à la lutte contre la propagation de la pandémie COVID-19 avec des Plans de Continuité pour Dervenn Conseils Ingénierie (télétravail et sorties terrains isolées ) et Dervenn Travaux Aménagements (poursuite au cas par cas de certains chantiers avec application de mesures strictes).

Comment gérer les imprévus qui se succèdent, et s’adapter ? Le cas de la déviation de Moulay Mayenne

En septembre 2018, nous remportions un nouveau marché avec la DREAL Pays de la Loire. Nos missions : définir des mesures compensatoires dans le cadre de la déviation de la RN162, et assurer la maitrise d’œuvre du déploiement de ces mêmes mesures.

Un projet qui, sur papier, ne présentait pas de difficultés majeures. Et pourtant, nos équipes ont dû faire preuve d’agilité face aux aléas qui se sont accumulés au fil des mois, et aux ajustements à envisager. Récit.

Quand les plans se déroulent sans accrocs : la définition des mesures compensatoires

La DREAL Pays de la Loire ayant déjà réalisé une étude d’impact et évalué la dette écologique de ce chantier, nous avons été sollicités pour établir les mesures compensatoires sur les plans technique et foncier.

Ainsi, nous avons défini ces mesures, notamment via la création de mares, la plantation de végétation, la conversion d’une peupleraie en saulaie ou l’aménagement de sites pour assurer les fonctionnalités nécessaires aux espèces. Puis nous avons identifié les parcelles pouvant accueillir ces mesures — qui doivent être situées sur le même bassin versant. Nous nous sommes entourés de partenaires de confiance, comme Dynamique foncière, qui nous a accompagnés pour localiser les exploitations éligibles et rédiger les conventions, qui assureront la pérennité des mesures compensatoires sur 25 ans. Nous avons aussi travaillé de concert avec Ter Qualitechs, qui s’est chargé d’évaluer la faisabilité des mesures auprès des exploitants agricoles concernés.

Enfin, nous avons dimensionné techniquement et économiquement les travaux à mettre en œuvre — c’est-à-dire réalisé des relevés terrain et topographiques précis, dessiné les plans, délimité les accès, évaluer les volumes de terre, les terrassements… Une fois le projet validé par les services de l’État, nous avons pu lancer la phase de maitrise d’œuvre. À noter que nous avions proposé un plan de gestion prévisionnel des mesures compensatoires, plan qui a été modifié par la suite… mais sans surprise ici, car c’est bien souvent le cas.

Quand les aléas s’enchainent : la maitrise d’œuvre

En juillet 2019, nous lancions donc la phase projet en tant que maitre d’œuvre, avec la rédaction du CCTP, du marché public et du DCE, pour ensuite consulter des entreprises. Deux lots avaient été déterminés : le lot A pour le terrassement, le lot B pour les prestations de plantation — une distinction requise par la DREAL Pays de la Loire. Mais au moment de consulter les réponses, aucune entreprise ne s’est positionnée sur le lot A — pourtant indispensable, jusque dans la chronologie du projet, car les travaux de terrassement se déroulent avant ceux liés aux plantations.

Nous avons donc initié une consultation privée auprès de trois entreprises, ce qui a décalé les travaux de près de deux mois. Des travaux qui devaient avoir lieu en septembre-octobre, en dehors de toute période de reproduction et d’hibernation, et qui ont débuté mi-décembre. Ce qui a nécessité la mise en défens de zones sensibles pour protéger certaines espèces (amphibiens notamment) et éviter leur introduction sur les emprises chantier. Nous n’étions cependant pas au bout de nos surprises, tant les conditions hivernales ont été mauvaises pour l’exécution des travaux : intempéries et pluies nous ont demandé de nous adapter une nouvelle fois, avec notamment l’installation de plaques de répartition de charges pour limiter l’impact des machines sur le sol. Inévitablement, les travaux de terrassement ont été ralentis.

En parallèle, nous avons été notifiés de la présence de deux réseaux Veolia et d’une chambre de raccordement sous un site à terrasser. Des réseaux peu profonds, qui nécessitaient de creuser à nouveau pour les protéger du gel et des activités agricoles. Pour un coût trop élevé, au vu des travaux à mener. En conséquence, nous avons décidé d’annuler ces travaux de terrassement, et de partir en quête d’une nouvelle parcelle pouvant accueillir ces mesures compensatoires — ce qui est aujourd’hui en cours de finalisation et de validation.

Enfin, les plantations de végétaux ont été également décalées, du fait des conditions météorologiques puis du Covid-19. Les accès au chantier ont eux aussi été modifiés, car les travaux de dérivation ont suivi leur cours. Il a donc fallu en créer d’autres pour que les entreprises puissent continuer leur mission. Autant d’aléas que nous ne pouvions anticiper, et qui ont allongé la durée des travaux de 9 mois environ, malgré les solutions trouvées par notre équipe sur le terrain. Un enchainement inédit, qui a validé une nouvelle fois la réactivité de notre équipe Études et Ingénierie, soudée et toujours sur le pont pour tenir nos engagements.

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